Avenue des Grésillons, sous le pont du métro, une fresque vient donner des couleurs à ce lieu de passage. Elle a été réalisée par l’artiste Vincent Brunot, avec la participation des habitants.

Nées de la volonté des habitant·es d’illuminer le dessous du pont du métro qui fait la jonction entre Gennevilliers et Asnières, deux fresques ont vu le jour en 2018. L’une côté Gennevillois, l’autre côté Asniérois. À Gennevilliers, c’est l’artiste Vincent Brunot qui s’est vu confier la réalisation de cette œuvre monumentale.

« Décider ce qui allait être représenté sur la fresque s’est fait en concertation avec le conseil de quartier des Grésillons. Le choix s’est porté sur la ville elle-même et son histoire. »  Le passé ouvrier, les transports, le port, l’impressionnisme, les champs de poireaux… Les références sont nombreuses et explicitées sur un panneau accolé à l’œuvre. Mais une chose n’y est pas indiquée, le clin d’œil de l’artiste à sa famille. Car parmi les personnages représentés, on trouve le peintre Caillebotte… mais aussi les deux garçons de Vincent Brunot !

Dessin sur papier, report sur le mur, peinture, finitions… La réalisation de la fresque, qui mesure 33 mètres de long et 4,5 de haut, a pris quatre mois à l’artiste illustrateur. Pour lui, un travail d’envergure mais aussi « une super expérience ! » Et il a pu compter sur le soutien des habitant·es qui ont participé au projet à leur mesure, en peignant des aplats de couleurs par exemple. « Ils se sont rendu compte de la manière dont le pinceau frotte sur le mur… et s’use très vite ! Mais aussi du travail que ça demande. » Ainsi intégrer au projet, les Gennevillois·es se sont approprié l’œuvre rapidement.

Depuis, le lieu a continué d’être embelli. En octobre 2021, les potelets qui font face à la fresque ont été décorés par des habitant·es des Grésillons sous l’encadrement de l’artiste Dams.

Visibles depuis le numéro 23 de l’avenue Claude-Debussy et de l’allée Maria-Casarès, les sculptures de l’artiste Jérémy Kus illustrent le thème du vivre-ensemble.

Au cœur du centre-ville, la résidence du bailleur social Gennevilliers Habitat accueille depuis juin 2021, des œuvres d’acier : une gigantesque poignée de main et un couple qui se salue. Car pour leur créateur, Jérémy Kus, « le vivre-ensemble commence par le fait de se dire bonjour ».

Réalisées dans le cadre d’un appel à projet lancé par le bailleur, les deux sculptures sont composées de 16.000 écrous chacune.

« En utilisant de l’acier brut, j’ai voulu apporter une matière supplémentaire qui se marie à celles du bâtiment, explique l’artiste, soudeur de formation. Et les trous des écrous apportent de la transparence, de la légèreté. »

Pour concevoir la femme et l’homme, le sculpteur a réalisé un moulage en plâtre du corps de sa compagne et de lui-même. Sa fille aussi a été mise à contribution puisqu’un moule de sa main a été utilisé pour la femme. Pour la poignée de main, ce sont des plaques de polystyrène qui ont permis d’en créer les volumes : « J’ai coulé 300 kilos de plâtre dessus pour faire le moule. »

Les premiers à profiter du résultat sont les habitant·es de la résidence, mais les œuvres se contemplent aussi de l’extérieur.

L’art est mis à la portée de tous. Les sculptures sont directement disponibles, à la vue de tous. Si les goûts et les couleurs sont propres à chacun, avec ce projet, on peut rencontrer l’art en bas de chez soi. »

Des flèches rayées rouge et blanc, réalisées par l’artiste plasticien Daniel Buren, ont été installées partout dans la ville en 2007 pour indiquer la direction du T2G.

Si vous avez l’habitude de vous promener avenue Gabriel-Péri, vous les avez peut-être déjà croisées. Levez les yeux, elles sont en hauteur. Perchées sur des poteaux à plus de 2 mètres de haut, des flèches rayées rouge et blanc, sont disséminées le long de l’avenue. Mais de quoi s’agit-il ?

la fois panneau signalétique et œuvre d’art, ces flèches ont été réalisées par l’artiste Daniel Buren. Et pointent toutes dans la même direction : le théâtre de Gennevilliers. L’idée date de 2007, lors de l’arrivée de Pascal Rambert en tant que directeur du T2G. Il souhaite doter l’établissement d’une nouvelle signalétique extérieure et confie la réalisation de cent flèches à l’artiste plasticien.

Le projet est collectif et rassemble les élèves de l’école municipale des beaux-arts / galerie Édouard-Manet et des lycéens en plasturgie du lycée Galilée. Au final, elles seront installées à la station de métro Gabriel-Péri, dans les quartiers du Luth et du Village mais également dans le parc des Chanteraines, la zone d’activité des Barbaniers et le lycée Galilée.

Chaque flèche est une œuvre. Comme une immense exposition disséminée dans toute la ville. Et chaque flèche indique une autre œuvre. « Avec les flèches de Buren, c’est la première fois qu’on va au théâtre en regardant une exposition », pouvait-on lire dans la brochure de présentation de la saison 2007/2008 du T2G. « Si l’on veut visiter d’une façon nouvelle et inédite ce théâtre et même y venir pour autre chose que pour assister à un spectacle, encore faut-il pouvoir s’y rendre ! », soulignait de son côté Daniel Buren en 2007.

Aujourd’hui, il n’y a plus autant de flèches. Les années ont passé et les œuvres aussi. Il en reste cependant quelques-unes dans la ville. Avenue Gabriel-Péri donc. Mais pas que. A vous de les retrouver !

Avenue de la Libération, une fresque de 100 mètres carrés a été réalisée par l’artiste Alex Kanos pour le 150e anniversaire de la Commune de Paris.

Une femme guette les passant·es de l’avenue de la Libération. Ne la cherchez pas dans la rue, elle est présente sur le bâtiment à l’est de l’avenue, côté commissariat. Une figure féminine qui rappelle celle du tableau La liberté guidant le peuple d’Eugène Delacroix. C’est l’œuvre du street-artiste Alex Kanos. Cette fresque intitulée Barricade a été réalisée en mars 2021 pour le 150e anniversaire de la Commune de Paris.

Une cinquantaine d’heures a été nécessaire à l’artiste pour concevoir cette œuvre monumentale de 100 mètres carrés qui commence à 10 mètres au-dessus du sol. « Chaque élément qui vient composer la fresque a un sens. Cette femme a un bras robotique pour représenter la force de travail des ouvriers. Les pivoines qui l’entourent sont synonymes d’espoir et d’honneur. Derrière elle, des bâtiments haussmanniens viennent rappeler la ville de Paris », détaille Alex Kanos. Au premier plan aussi les symboles sont forts. Les barricades et le drapeau rouge sont un clin d’œil à l’insurrection des communards.

Dans le quartier, la fresque est déjà adoptée. « C’est une bonne idée de faire appel à des artistes pour venir habiller les bâtiments de la ville, s’enthousiasme cet habitant du quartier Centre en train de prendre en photo la fresque. J’ai suivi l’évolution du travail de l’artiste. Toute cette symbolique et ces couleurs ! Je trouve ça magnifique. »

La sculpture en spirale implantée à l’entrée du parc des Sports, rue Henri-Barbusse, est née d’un travail collectif. Celui des usagers de la Maison de la solidarité.

Une fois par mois, la rédaction du site internet met en avant une œuvre d'art urbain présente dans la ville. Ces œuvres sont à retrouver dans les rubriques "Sortir et bouger", "Histoire et patrimoine" et "Art urbain".

Réalisée en 1997, la « Spirale » est issue de la volonté de la Maison de la solidarité, 29 rue Edmond-Darbois, de donner accès à l’art à tous. Un projet qui a impliqué une soixantaine de personnes.

Pour Ghislaine Valadou, ancienne directrice de cette structure d’accueil de jour de personnes sans abri, « il ne fallait pas une sculpture gigantesque qui s'élance vers le ciel, mais quelque chose qui s’apparente au déplacement, à la marche. Les usagers ne levaient pas encore la tête. »

L’idée d’une spirale au sol a germé dans les esprits. Des ateliers préparatoires se sont mis en place. Ghislaine se souvient encore du bruit des plumes sur le papier. « On n'entendait pas une mouche voler. Ils étaient tous là, attentifs, à dessiner. Puis, ils ont commencé à parler du sens de la vie. »

Une sculptrice a accompagné l’aspect technique du projet : fabrication de béton armé, installation de tiges de fer. Pour cette partie, le groupe se composait exclusivement d’hommes. Beaucoup avaient exercé dans le bâtiment. C’était à leur tour d’apporter leur savoir-faire. « Des gestes leur revenaient et les langues se déliaient. Ils racontaient comment ils travaillaient, donnaient des conseils. Ils sont devenus fiers de pouvoir offrir quelque chose aux autres et d’implanter leur art en ville. » Laissant ainsi une belle trace de leur passage à Gennevilliers.

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