A partir des années 1920, des cités-jardins sont implantées en France sur le modèle britannique.
Celle de Gennevilliers, dessinée par l’architecte Dumail, est construite entre 1923 et 1934 sur l’ancien parc du château de Richelieu . Elle se compose de petits pavillons et de longs immeubles groupés autour d’espaces libres, créant ainsi un cadre agréable de vie. Ces maisons jumelées possèdent chacune un jardin, un rez-de-chaussée avec une entrée en arcade, et un toit de tuiles qui leur donnent un air campagnard. Les plans sont largement inspirés des idées de l’urbaniste anglais Howard, selon lequel un nouveau quartier doit être pourvu, à proximité immédiate, de toutes les infrastructures nécessaires à sa vie sociale : centre culturel, équipements sociaux, commerces… La Maison pour tous et l’école maternelle Pasteur en sont des illustrations.

Au même titre que le logement, Gennevilliers se dote dans les années 1930 d’équipements culturels et de structures d’enseignement adaptés à une nouvelle population attirée par l’essor industriel. Ces constructions participent d’une volonté politique d’aider au développement d’une vie sociale active dans les villes ouvrières. La Maison pour tous est alors le seul centre culturel de la ville. Ce bâtiment, flanqué de deux petites tourelles, abrite le cinéma municipal depuis 1975 et porte le nom du réalisateur Jean Vigo (1905-1934). La maternelle Pasteur, réalisée par l’architecte de la Cité-jardin, est un bel exemple d’une architecture qui exalte la symétrie et la puissance des lignes, tout en évitant l’austérité.
 
Je me souviens…
quand je suis arrivé, de tous ces jardins. Comme j’ai toujours aimé jardiner, le quartier m’a tout de suite paru familier. Jardiner : cela crée des liens.
Je me souviens, avant guerre, les soirs d’été, du triporteur du marchand de glace, à l’ombre d’un arbre, juste en face de la Maison pour Tous. Il était entouré d’enfants et de parents. Tous attendaient ce moment de fraîcheur, après la chaleur de la journée.

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