Jusqu’en 1826, les Gennevillois sont obligés d’utiliser les bacs pour traverser la Seine. Rapidement, ce moyen de communication n’est plus une réponse suffisante à l’enclavement de la presqu’île.
La construction de ponts facilite les échanges avec les villes voisines : le pont en bois d’Asnières en 1826, le pont d’Argenteuil en 1832 et les ponts suspendus de Saint-Denis en 1844.
Dans la deuxième moitié du XIXe siècle , les ponts de Saint-Ouen en 1865 et de Clichy en 1869 mettent Gennevilliers en relation directe avec Paris.
Les neuf ponts routiers bâtis en un siècle contribuent à changer la ville : à chaque construction de pont correspond une augmentation de la population et de l’activité.
Les ponts autoroutiers de l’A15 et de l’A86, à la fin du XXe siècle, achèvent le désenclavement de Gennevilliers.

Le quartier des Grésillons se développe à partir du XIXe siècle grâce aux carrières de sable, au maraîchage puis à l’industrialisation.
En 1895, s’installe rue Louis-Castel, l’usine de dégraissage Wetzels, qui devient ensuite la teinturerie Roux.
La Société de Mécanique s’implante dans la même rue en 1915, après acquisition des ateliers de fabrication des roulements à bille DWF. L’ entreprise, qui emploie 700 ouvriers en 1923, est absorbée en 1930 par la Compagnie d’Application Mécanique SKF. En 1970, le Foyer du Fonctionnaire et de la Famille (FFF) fait construire 656 logements sur ces terrains.
Après quarante années de démarches, pétitions et manifestations, le métro arrive à Gennevilliers en 1980 et met la ville à 15 minutes du cœur de Paris.
 
Je me souviens…
qu’à côté du métro, il y avait les bains douches. J’y conduisais ma fille. Il y avait de grandes baignoires et elle nageait. C’était bien, mais quand les premiers immeubles ont été construits, c’était l’Amérique. Il y avait des salles de bain, et puis… on n’était plus obligé d’aller aux toilettes sur le palier.

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