La ville est traversée pour la première fois par le chemin de fer en 1851, avec la ligne Paris-Petit-Gennevilliers. Les Gennevillois profitent peu de la gare, trop éloignée du centre. Celle-ci est supprimée en 1863, quand la ligne est prolongée jusqu’à Argenteuil.
Il faut attendre 1908 et l’inauguration de la ligne Paris-Ermont pour que Gennevilliers soit à nouveau desservie par le train. La gare, loin du village mais proche de l’usine à gaz, connaît un important trafic de marchandises. Les rares voyageurs sont surtout des ouvriers. Une autre halte, financée par les habitants du quartier, est construite aux Grésillons.
Mais le train ignore encore l’agglomération et les besoins des Gennevillois. Il faut attendre la mise en service de la ligne C du RER en 1988 pour que les habitants puissent pleinement utiliser le chemin de fer.

En 1904, la société d’Eclairage, Chauffage et Force Motrice installe une centrale gazière à Gennevilliers pour assurer la distribution du gaz dans la banlieue de Paris.
Avec d’énormes installations, elle est vite la plus puissante d’Europe et emploie, à ses débuts, 2000 ouvriers.
Le site est sillonné de voies ferrées intérieures et dispose d’un véritable port charbonnier sur la Seine. La grille monumentale en fer forgé de l’entrée illustre le souci décoratif du XIXe siècle. Des pavillons en pierre meulière sont construits pour les ingénieurs sur l’avenue du Pont-d’Epinay. En 1946, la société ECFM est nationalisée et intégrée à Gaz de France.
L’arrivée du gaz naturel de Lacq dans les années 1960 conduit à l’arrêt de la fabrication de gaz.
 
Je me souviens…
dans les années 30, d'un personnage un peu vagabond mais bien sympathique : "Napoléon". Son érudition n'était pas une légende et toutes ses connaissances sur l’Empereur étaient authentiques, d'où son surnom. Les enfants et même les adultes, aimaient l'écouter. Il était intarissable avec un tel don de narrateur. Un jour, il a disparu, aussi discrètement qu'il a vécu.

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