Le désenclavement routier puis ferroviaire de la presqu’île permet à Gennevilliers d’entrer véritablement dans l’ère industrielle. Si, en 1896, on recense déjà 13 ateliers mécaniques aux Grésillons, c’est l’installation, en 1904, de l’usine à gaz qui marque cet essor. Les vastes terrains à faibles prix et la proximité de Paris attirent massivement les entrepreneurs. De grandes industries s’implantent : métallurgie, construction automobile, produits chimiques, aéronautique, énergies... Après une longue gestation, le port est inauguré en 1950, ouvrant la voie à de nouvelles possibilités de développement. La vague de désindustrialisation des années 1970 affecte tardivement la ville et l’amène à se diversifier vers d’autres secteurs d’activité.

Au début du XXe siècle, les quartiers du pont de Saint-Ouen et des Grésillons, du fait de leur emplacement privilégié près de la Seine et de la voie ferrée, attirent de nombreuses entreprises.
Les Aciéries Delachaux, où l’on découvre un procédé de soudure par aluminothermie, s’implantent avenue Louis-Roche en 1917 et se spécialisent dans la fonderie, les aciers spéciaux et la fabrication de roues. En bordure du fleuve, la semoulerie Bertrand et Cie, devenue Bellevue-Panzani, s’installe en 1949 dans un bâtiment conçu par F. Vitale et G. Courtelin. Son activité consiste à transformer le blé dur en semoule. L’entreprise de conditionnement d’alcools Vernhes, anciennement Cinzano, s’établit en 1936 rue des Cabœufs dans un imposant bâtiment en brique rouge.
 
Je me souviens…
de ces entreprises qui ont disparu aux Grésillons. D’autres se sont installées depuis ou s’installeront demain. Il faut conserver le souvenir de ce passé industriel, de la mémoire ouvrière et des luttes syndicales. Si tout ça venait à disparaître sans laisser de traces comment nos enfants sauront qu’il faut se battre pour obtenir quelque chose ?

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