La première structure syndicale fondée à Gennevilliers est la Chambre des ouvriers cultivateurs et maraîchers en 1897. En 1934, la population, en majorité ouvrière, est fortement touchée par le chômage. Un important programme d’aide sociale est mis en place la même année par la municipalité dirigée par Jean Grandel. Les élections nationales d’avril 1936 donnent la victoire au Front Populaire. A partir de mai, les grèves qui éclatent dans toute la France sont aussitôt suivies à Gennevilliers. Commencées à l’usine Chausson-Chenard, puis à Gnôme et Rhône, elles s’étendent rapidement. 25000 ouvriers défilent presque chaque jour dans les rues. D’autres conflits, notamment en 1947, 1968 et 1975, reflètent la force du mouvement syndical et d’une culture ouvrière marquant en profondeur la société gennevilloise.

La presqu’île de Gennevilliers est une plaine alluviale principalement formée de sable, de cailloux et de gravillons. D’anciens plans de la ville portent en plusieurs endroits la mention « sablière », terrains exploités pour les constructions de la région parisienne. En 1919, l’entreprise Aubert et Duval achète aux Grésillons des terrains d’anciennes carrières devenus bon marché pour avoir été trop exploités. Située rue Henri-Vuillemin, elle se lance dans la fabrication d’aciers et d’alliages de haute technologie, devenant ainsi un acteur essentiel de l’industrie de pointe. Avenue des Grésillons, l’usine MPR, intéressante pour son architecture, est construite en 1949 par P. Biou. Elle fabrique des pompes à vide et des compresseurs.
 
Je me souviens…
que dans mon immeuble, il y avait une dizaine d’occupants. On n’était pas tout le temps les uns chez les autres, mais si quelqu’un avait besoin de quoique ce soit, il pouvait compter sur la solidarité des autres. Aujourd’hui encore, le quartier des Grésillons, c’est plus qu’un quartier, c’est un village et la solidarité y est quotidienne.

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