Le Petit-Gennevilliers est un site majeur de l’Impressionnisme.
A la fin du XIXe siècle, E. Manet, B. Morisot, C. Monet, A. Renoir, G. Caillebotte viennent souvent y peindre ou faire de la voile sur la Seine.
La nature accueillante, la lumière des bords du fleuve offrent aux artistes une palette infinie de sujets d’inspiration.
Près de 350 tableaux y sont peints dont Les Coquelicots de Monet, Champ de blé de Morisot, Plaine de Gennevilliers, champs jaunes de Caillebotte…
C’est Gustave Caillebotte qui marque le plus l’histoire de notre ville. Il s’installe au Petit-Gennevilliers en 1887 et devient conseiller municipal de la commune.
Ce personnage hors du commun, grand peintre, architecte naval, collectionneur avisé et horticulteur, meurt ici en 1894, léguant à l’Etat son importante collection impressionniste.

En 1895, Louis Seguin construit un atelier de mécanique au Petit-Gennevilliers et rachète en 1910 la propriété de G. Caillebotte. Il met au point un moteur d’avion révolutionnaire qu’il baptise le Gnôme. Pour le fabriquer, il constitue en 1905 avec son frère la société du même nom, qui devient Gnôme et Rhône en 1915 après absorption d’une entreprise concurrente.
En 1921 commence la fabrication des motocyclettes, dont la qualité rivalise avec les plus grandes marques du monde.
Une ordonnance de 1945 nationalise des sociétés aéronautiques dont Gnôme et Rhône qui devient la SNECMA. Celle-ci continue de fabriquer des moteurs d’avions hauts de gamme tels que le Rafale, les Mirage, Boeing et Airbus.
 
Je me souviens…
lorsque je suis entré à la SNECMA, les anciens parlaient encore des ours que Louis Seguin avait ramenés de Russie en 1912. C’était un cadeau du Tsar en remerciement pour les fameux moteurs Gnôme qui équipaient l’armée de l’air russe. Les cages étaient installées sur l’emplacement actuel de l’unité de traitement des effluents, le long du quai du Petit-Gennevilliers.

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