Au Village, subsistent divers éléments remarquables du patrimoine gennevillois. 22, rue Félicie, une grande ferme datant du XVIIIe siècle témoigne de l’activité agricole importante jusqu’au milieu du XXe siècle. 37, rue Jean-Pierre-Timbaud, un petit immeuble illustre avec sa corniche l’architecture du XIXe siècle. Les céramiques sur le haut des fenêtres sont surmontées de frontons néo-classiques rappelant le goût à cette époque pour l’ornement. Rue de la Paix, l’auditorium du square est un théâtre de plein air construit en 1935 par l’architecte Louis Grossard. De chaque côté, deux bas-reliefs rappellent sa fonction : l’un est dédié à la danse, l’autre à la musique. Au même endroit est érigée la statue d’Alfred Durand-Claye, créateur du tout-à-l’égout qui a mis en place le système de l’épandage à Gennevilliers en 1870.

La Ferme de l’Horloge est construite en plusieurs étapes entre la fin de l’Ancien Régime et le XVIIIe siècle. C’est un vestige du temps où Gennevilliers relevait de l’Abbaye de Saint-Denis, seigneur féodal. Elle appartient à la famille Pommier durant la seconde moitié du XIXe siècle. Edouard Pommier dirige une fabrique de produits chimiques, rue du Nord. Il est maire de Gennevilliers de 1872 à 1892. Le bâtiment est ordonné selon un axe de symétrie donné par le balcon surmonté d’une horloge, d’où son nom, placée dans un fronton triangulaire. Cette ferme rurale conserve une certaine allure grâce à ses arcades vitrées et son petit clocher où se trouvait l’horloge. Restaurée par la Ville, elle est un lieu de rencontre pour les habitants du Village.
 
Je me souviens…
lorsque je suis arrivée de Toulouse, en 1971 à Gennevilliers, je n’étais pas du tout dépaysée. C’était un peu comme la province, avec l’ancienne mairie, et puis il y avait toujours une ferme.

Je me souviens…
aussi du Parc Pigeon où il y avait des spectacles. Annie Cordy, c’était mon premier et gratuit en plus.

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