Il est attesté de la présence d’une communauté humaine stable à Gennevilliers depuis l’époque gallo-romaine.
Le territoire appartient au domaine royal sous les Mérovingiens et, au VIIe siècle, il fait sans doute partie du legs attribué par Dagobert à l’Abbaye de Saint-Denis.
Un relevé de la dîme de 1218 mentionne le hameau de Gennevilliers pour la première fois.
En 1248, l’abbé affranchit les habitants mais reste propriétaire du sol et seigneur féodal jusqu’à la Révolution.
Ce n’est qu’en 1302, par décision du pouvoir royal, que Gennevilliers est séparée d’Asnières et devient une paroisse distincte.
On a longtemps pensé que l’origine du nom de la commune venait de Sainte Geneviève. Si cette dernière figure sur les armoiries de la ville, il est plus probable que Gennevilliers tienne son nom de la villa appartenant à un chef franc nommé Gane ou Gene.
L’église a été construite au milieu du XVIIe siècle sur les bases d’un édifice du début du XVIe siècle dont subsiste le clocher. Le style respecte l’architecture gothique mais adopte le plan basilical rectangulaire de type « jésuite ». Un portail néo-classique est ajouté en 1830. Elle renferme des trésors patrimoniaux : pierres tombales du XVIe siècle, vitrail du XVIIe siècle, Descente de croix de Pierre Mignard. Sur la place, se trouve l’ancienne mairie, construite en 1862. A cet endroit s’élève, de la fin du Moyen Age à la Révolution, la Grange aux Dîmes, siège de la prévôté, bâtie sur les ruines du Château de Gane. Elle abrite depuis 1978 l’école municipale des Beaux-arts Edouard Manet, du nom du petit-fils de Clément Manet, ancien maire de la ville.
 
Je me souviens…
...d’un entrepreneur de maçonnerie qui avait passé toute sa vie dans le quartier et qui m’a affirmé avoir découvert dans une maison un souterrain qui allait jusqu’à l’église. J’ai fouiné dans l’église, il n’y a aucune ouverture qui permette de descendre en dessous du niveau actuel.

Je me souviens…

...que j’allais souvent chez mes grands-parents au village. A l’oreille, je savais reconnaître le pas des chevaux, ceux de mon grand-père ou d’un autre attelage.

Sélection

Retour en haut de page