Borne n°5 - Histoire(s) d'une cité : le Luth
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Borne n°5 - Histoire(s) d'une cité : le Luth
A partir des années 1950, la ville se lance dans la construction de grands ensembles afin de résorber l’habitat insalubre et de loger une population croissante. Considéré comme un progrès social avec des appartements tout confort, le chantier du Luth démarre en 1965. Réalisé par les architectes Auzolle et Zavaroni, l’ensemble est achevé en 1978. Là où se trouvaient des terrains agricoles, une carrière de sable et des habitations, s’élèvent désormais 3250 logements et divers équipements nécessaires à la vie de la cité.
Dès 1980, la municipalité décide de mettre en œuvre une politique de restructuration. Celle-ci vise à améliorer un cadre de vie qui s’était peu à peu dégradé et à offrir une nouvelle dynamique au quartier en l’ouvrant sur la ville : percement de bâtiments et démolition de l’immeuble Gérard-Philipe.
Les origines du nom du quartier sont incertaines.
Le mot « Lut » apparaît en 1650 à Gennevilliers. D’origine gauloise, il désigne des terres limoneuses. D’ailleurs, Paris, où subsiste un quartier du Marais, s’appelait Lutèce. Au Moyen Age, la quasi totalité des maisons sont à colombages: mortier de terre argileuse et de paille hachée, cloisonné par des pièces de bois. Ce bois est appelé le lut. Une variété de terre de poterie se nomme "lut", et il semblerait qu’à cet endroit, le sol fût de nature lourde et argileuse… L’ancien lieu-dit « le lut » s’est vu attribuer un h supplémentaire à une époque indéterminée. A sa construction, la cité du Luth évoque, vu d’avion, la forme de l’instrument de musique du même nom.
Je me souviens…
qu’ après l’école, on allait derrière le gymnase J. Guimier, c’était encore un terrain vague à l’époque. On s’imaginait des histoires dont on était les héros, on construisait des cabanes et cachait des trésors. Le bruit de l’autoroute toute proche nous donnait l’impression d’être au bord de la mer. Je me souviens que le week-end ou le mercredi on allait au cinéma R. Desnos, voir des films qui nous faisaient rêver.
borne n°1 - Genneviliers : les origines
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