Les Impressionnistes

Entre le Petit-Gennevilliers, la base nautique d'Argenteuil, la plaine de Gennevilliers et ses berges face à l'Ile-Saint-Denis et Clichy, ils peignent près de 350 tableaux dont des œuvres majeures de l'Impressionnisme à son apogée.

 

En cette fin de XIXe siècle, quelques uns de plus grands noms de la peinture impressionniste, plantent leur chevalet dans les champs ou au bord de l'eau. La Seine et les collines qu'on distingue au loin, la vie champêtre sont autant d'invitations auxquelles le jeune Edouard Manet se rend d'autant plus volontiers que sa famille habite le Village. Les Manet y ont acquis leurs premières propriétés vers le milieu du XVIIIe siècle et ont toujours été étroitement associés à la vie de la paroisse, puis de la commune. En 1749, Augustin François Manet est " écuyer président de France et garde scel en la généralité d'Alençon, ancien avocat au Parlement, prévost de Gennevilliers, Asnières, Villeneuve-la-Garenne et dépendances…. ". En 1768, son fils Clément Jean-Baptiste Manet, hérite de sa charge d'écuyer et " conseiller du roi, président trésorier de France au bureau des finances d'Alençon ". En 1776, il loge d'abord rue du Puits Murois, Cloître Notre-Dame, puis quitte Gennevilliers pour Saint-Germain l'Auxerrois. A la veille de la Révolution, il prête le serment civique, fait ses déclarations de grains et acquiert des Biens nationaux qui agrandissent son patrimoine gennevillois de façon notable. Sous le Directoire, il se fait nommer maire de Gennevilliers dans les premiers jours de 1795, remplaçant plus révolutionnaire que lui, après Thermidor.

 

En 1806, un troisième Manet, Clément, fils du précédent, est maire-adjoint et Manetdevient maire de 1808 à 1814. Son fils, Auguste, devient juge au tribunal de Première instance de la Seine. L'un de ses trois fils, Edouard, né le 23 janvier 1832, à Paris, est aussi destiné à la magistrature. Mais lui préfère suivre, pendant six ans (de 1850 à 1856), les cours du peintre Thomas Couture et se former dans les musées, au contact de l'art de ses maîtres, en particulier Velasquez.

 

Si Edouard Manet n'est pas à proprement parler un Impressionniste, il les préfigure. Son style, sa touche évoluent rapidement vers une grande liberté. Sa peinture soulève très vite de violentes controverses et les représentants de l'art officiel le refusent cinq fois au Salon, de 1859 à 1876. Avec "Le déjeuner sur l'herbe" et "Olympia", il provoque une véritable révolution : "la transformation des choses en un univers plastique autonome, cohérent et particulier " et un scandale. Ses amis, dont Cézanne, lui reconnaissent une place de chef de file de "l'impressionnisme". Monet, après Caillebotte, est le plus prolifique avec 70 toiles produites à Gennevilliers, dont : "Le Bassin d'Argenteuil", "Voilier au Petit-Gennevilliers", "Les coquelicots", "Le Pont de bois", "La Seine au Petit-Gennevilliers", "Le Pont d'Argenteuil", "Coucher de soleil sur la Seine", "Le chemin d'Epinay, effets de neige", " Coucher de soleil sur la Seine "…

 

Manet quitte de plus en plus souvent son atelier parisien pour séjourner à Gennevilliers et peindre ses amis en extérieur. Il n'a qu'à traverser le fleuve pour rejoindre Monet possède une maison à Argenteuil (aujourd'hui Musée Claude Monet). Manet peint des bateaux, des baigneuses, les rendez-vous des canotiers le dimanche : "Argenteuil", "En bateau", "Claude Monet peignant sur son bateau-atelier", "La barque", tandis que sa belle sœur, Berthe Morisot peint des scènes champêtres "Champs de blé" (avec enfant), Un percher de blanchisseuses", "Dans les blés" et de remarquables portraits féminins "La jeune femme au bal", "Jeune fille lisant", "La chasse aux papillons ".

 

Paul Signac " La Route de Gennevilliers : faubourg de Paris ", Jean-François Raffaëlli, Charles Daubigny, J.B. Jongkind, Eugène Boudin découvrent ces lieux grâce à Manet puis à Caillebotte. Ils ne manquent pas d'étudier les couleurs vibrant dans l'air chaud ou brumeux et les reflets de la lumière sur l'eau. L'Anglais Sisley affectionne les paysages d'Ile-de-France, ceux de Moret-sur-Loing et ceux de la presqu'île de Gennevilliers (" Les Barques ", " Pêcheurs étendant leurs filets ", " La route de Gennevilliers ", " La Seine à Argenteuil "…); Renoir est fasciné par les jeux de lumière et la gaieté des bords de Seine et de ses rendez-vous galants (" Les canotiers ", " Le Pêcheur à la ligne ", " Le canot rouge ", " Paysage ", " Les moissonneurs "…); l'Antillais Pissaro, lui aussi l'un des principaux représentants de l'Impressionnisme (avant sa manière pointilliste - 1888-1891, très fructueuse), fréquente Gennevilliers et ses berges d'où l'on découvre Argenteuil et où l'on canote en compagnie de Gustave Caillebotte.

 

Manet meurt le 30 avril 1883 et Morisot en 1895. La veuve de Manet, Suzanne Leenhoff, demeura encore longtemps au 2, de la rue Croix des Vignes. Les tableaux de l'artiste décoraient sa maison : " " Hamlet ", " Le vieux musicien ", " La maîtresse de Baudelaire ", et " Olympia ", que les habitants venaient visiter comme une vraie dame.

 

Si le nom de Gennevilliers apparaît bien avant le mois de février 1302, c'est du village qu'il s'agit. Et pour cause : Gennevilliers fait alors paroisse commune avec Asnières qui, elle, possède son église. La justice y est généralement exercée par le prévost de La Garenne. Quant aux terres, elles sont la propriété de l'abbé de Saint-Denis. Robert Quinot estime à 1300 hectares la surface que se partagent alors les paysans de Gennevilliers… moyennant le cens dont ils doivent s'acquitter en guise de fermage. L'heure est aux seigneuries et si le vocable de " maire " existe déjà, " il ne doit être considéré que comme un simple receveur des droits du seigneur. "

 

Dans un décor villageois aux toits de chaume, les petites parcelles se partagent entre vignes (un gamay à la piètre réputation) et labours (effectués dès le début du XIIIe siècle par des charrues tirées par des chevaux). "Les plantes fourragères, légumineuses, pois, fèves, sont particulièrement cultivées à Gennevilliers." "De 1281 à 1326, les recettes de la grange de Gennevilliers mentionnent des ventes d'oies, de chevaux, de taureaux et de moutons. Le troupeau de moutons devait dépasser un millier de têtes." La pêche tient une grande place dans l'économie locale au Moyen Age… mais gare à qui la pratiquerait sans autorisation. Il serait puni du fouet et d'un mois de prison, deux mois en cas de récidive.

 

 

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