Conjoncture et histoire économique

Gennevilliers, conjoncture économique 2013

Située au nord du département des Hauts-de-Seine et à proximité de Paris, Gennevilliers se démarque par sa situation privilégiée en Ile-de-France. S’étendant sur près de 1200 hectares, Gennevilliers accueille en 2013, 1935 structures économiques générant environ 43 400 emplois. (L’ensemble des chiffres présentés ci-après se réfèrent à l’année 2013)


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Histoire économique

Une commune rurale jusqu'a la fin du XIXème siècle

usine_gnome-2012Jusqu' au milieu du XIXème siècle, les terres de Gennevilliers ont eu une vocation agricole. Au cours de la seconde moitié du XIXème siècle les champs d'épandage des eaux usées se sont développés et permis à ce village du nord de Paris de développer la culture maraîchère intensive. Ce n'est qu'au début du XXème siècle, avec près d'un demi-siècle de retard sur les communes voisines que Gennevilliers se tourne vers l'industrie : une vingtaine de petits ateliers de mécanique et de fonderie, s'implantent à Gennevilliers.


Une industrialisation fulgurante

Les facteurs de l'industrialisation :
L'épandage finit paradoxalement par favoriser l'industrialisation de Gennevilliers : les vastes terrains occupés par les cultures cèdent à la pression foncière des industriels, leur offrant des surfaces importantes à des prix compétitifs.
De grands espaces fonciers à moindre coût, proche d'un bassin de main d'œuvre
A la fin du XIXème siècle, Asnières ne compte plus que 10 hectares cultivés, alors qu'à la même époque, l'épandage florissant était pratiqué sur 750 hectares à Gennevilliers. Asnières était devenue un lieu résidentiel dont les maisons de plaisance faisaient augmenter le prix des terrains sur la commune. Les industries présentes ayant besoin de place cherchaient des terrains disponibles à bas prix et à proximité. La commune de Gennevilliers leur offrait des grandes surfaces, peu onéreuses, peu chargées d'impôts et éloignées des zones d'habitat, tout en restant à proximité de Paris et d'Asnières.
Le développement des moyens de communication
Parallèlement, la presqu'île de Gennevilliers sort de son isolement : les liaisons avec l'Ile Saint-Denis et Saint-Denis sont facilitées par la construction de ponts à piles et l'arrivée d'une ligne de tramway Asnières- Saint-Denis. La mise en service de la ligne de chemin de fer Saint-Ouen les Docks/ Ermont- Eaubonne accélère également l'industrialisation de Gennevilliers.
La Maîtrise du fleuve
La maîtrise du fleuve par l'aménagement des berges est également un facteur valorisant pour les terres gennevilloises.


 L'industrialisation : Aéronautique, automobile, électricité

usine_chenard-2012Au début du siècle, le tissu industriel de Gennevilliers se constitue, à l'image de la région parisienne, autour de trois grands secteurs d'activités : les constructions aéronautiques, l'automobile et l'électricité. En 1914, la commune compte  déjà 32 usines, contre seulement 2 en 1900. Parmi elles, Chenard et Walker, Carbonne Lorraine, Delachaux… Mais en 1914, l'agriculture occupe encore 4/5 des sols. La première guerre mondiale sera motrice de l'industrialisation à Gennevilliers, ainsi entre 1914 et 1920, le nombre d'entreprises passe de 32 à 44 usines.


la prospérité industrielle de l'entre deux guerres

Au début des années 30, Gennevilliers est un fleuron de l'industrie en Ile de France : son usine à Gaz est l'une des plus imposantes, l'industrie automobile y est en pleine expansion (Chenard et Walker, Chausson). L'industrie aéronautique, avec Gnome et Rhône (aujourd'hui SNECMA), la métallurgie avec Aubert et Duval et Delachaux, et l'industrie chimique, avec l'usine Lubrifiant Esso Standard (1927) et les Vernis Valentine, se développent. On passe de 44 usines en 1920 à 92 en 1930.

    

La période de reconstruction

usine_carbone-2012La période d'après guerre est marquée par un recentrage sur les industries automobiles et électro-ménagères. Chausson, Thomson et Général Motors sont emblématiques de ce phénomène. En 1962, Gennevilliers abrite 42 000 emplois dont 50% dans la métallurgie. De 1945 à 1967, le nombre d'usines à Gennevilliers passe de 114 à 168.
Cette période est également marquée par l'inauguration le 10 juillet 1950 du Port Départemental de Gennevilliers qui se spécialise rapidement dans le déchargement et les activités industrielles. En 1968, en prenant le statut de Port Autonome, il est identifié comme un élément majeur du développement de l'Ile de France.


 Les années 70  : la délocalisation industrielle

Dans les années 70, Gennevilliers est marquée par la réorganisation des sites de production (entreprises tayloristes). La production et le montage sont relocalisés par unités séparées. En 1971, on compte 201 entreprises. Les huit plus grandes ont des activités de production dans les domaines de la métallurgie (Chausson), de l'électricité (Thomson et Général Motors) et de l'aéronautique (la Snecma) et emploient 80 % de la main d'œuvre salariée.
Les délocalisations touchent particulièrement les industries métallique et chimique : les groupes Gallay et SKF ferment leur site de Gennevilliers. En 1978, Valentine, 900 personnes,  transfère sont activité sur Rouen et Asnières.


 Les années 80 marquées par la crise économique

Chausson est la première à connaître des difficultés à Gennevilliers. La Snecma, Thomson CSF, Rhône Poulenc Rorer, cessent peu à peu une partie de leurs activités et transfèrent une partie de leur production. Les anciennes bases industrielles, qui semblaient immuables Valentine, Général Motors, se transforment.
Ces années de crise affectent particulièrement la commune où 70% des actifs travaillent dans l'industrie.


Des années 80 a aujourd'hui

L'industrie est encore fortement présente sur Gennevilliers, et représente, en 2010, 21,5% des emplois.
Cependant les processus de production ont profondément changé :
- les emplois tertiaires se sont multipliés dans les entreprises industrielles (marketing, gestion, conception),
- la production ne se limite plus à la simple fabrication, elle intègre maintenant de nombreuses fonctions de services.

Les délocalisations et les fermetures d'usines rendent nécessaire l'intervention de la municipalité pour favoriser l'implantation de nouvelles entreprises par la création de  nouvelles zones d'activités.

Dans les années 90, la zone d'activité des Barbanniers a été créée, en 2005, la zone d'activité des Louvresses qui accueillent de nombreuses entreprises.

La ville de Gennevilliers a adopté un Plan Local d'Urbanisme, entré en vigueur mercredi 11 mai 2005 Ce document remplace le Plan d'Occupation des Sols, à travers des principes d'aménagement et un règlement d'urbanisme. Il réaffirme les orientations politiques exprimées dans le Schéma d'Aménagement de 1990.

Il s'agit, pour la ville de Gennevilliers de :
    • Renforcer la diversification de l'activité économique
    • Qualifier l'environnement permettant l'accueil d'entreprises nouvelles et le développement des entreprises existantes
    • Intégrer le Port dans la dynamique de développement de la commune
    • Développer un pôle de compétences

 

 

  • La lettre économique

    Avril 2017 + Eco

    La lettre d'information de l'économie de Gennevilliers... Que des PLUS sur le commerce, l'aménagement, l'emploi-formation.

  • Olympiades des Barbanniers

    Du 22 mai au 16 juin Inscription jusqu'au 2 mai

    Les rencontres sportives inter-entreprises se déroulent à l'heure du déjeuner dans les installations sportives de la ville du 22 mai au 16 juin.

  • Ateliers culinaires

    Du 9 mars au 22 juin Au Syrec

    Cordon bleu, gourmand ou curieux… Le syrec propose de partager ses fourneaux pour cuisiner et apprendre des astuces avec des chefs. C'est aussi l'occasion d'emporter quelques idées de recettes à concocter.

  • Le portail cartographique

    Régles d'urbanisme Nouveau service en ligne

    Le portail cartographique permet de regrouper et de faciliter la navigation entre les documents graphiques du Plan local d'urbanisme et d'avoir accès aux différentes règles d’urbanisme.

  • Renforts des lignes de bus

    Depuis le 3 janvier Les 166, 238, 276 et 538

    Les itinéraires et les fréquences des bus 166, 238, 276, 304 et 538 sont renforcés depuis le 3 janvier. Vous pouvez consulter les détails des évolutions.