Les Urbaines

L'association Les Urbaines mène le projet de recherche "La ville côté femmes".

Plusieurs objectifs :

logo_les-urbaines- Evaluer. Il s’agit d’évaluer l’impact des dispositifs déjà mis en œuvre. La municipalité de Gennevilliers est attentive depuis longtemps aux droits des femmes, facilitant l’installation d’associations militantes pour le droit des femmes. Ces dernières années ont vu des actions concrètes : manifestation de condamnation des violences faites aux femmes après l’assassinat de deux habitantes par leur conjoint, campagne d’affichage contre les violences faites aux femmes, exposition de photographies de Gennevilloises par Sylla Grinberg, marches exploratoires d’études et d’analyse de quelques espaces publics par un petit groupe d’entre-elles, participation au financement et à la construction de l’Ecole Femmes sans Frontières, création d’une mission spécifique aux droits des femmes, semaine annuelle de débats, manifestations et exposition autour du 8 mars.
Partant de cet arrière-plan sensibilisé, le projet compte évaluer l’impact des différents dispositifs, associatifs, municipaux, départements... en développant une réflexion genrée sur l’espace public.
- Participer. Une approche particulière de ce projet est de situer le chercheur consciemment dans un positionnement subjectif, voire participatif. La composition féminine de l’équipe, non recherchée mais sans doute induite par la thématique, renforcera sans doute cette subjectivité. Elle sera sans doute un atout pour aborder les femmes et ressentir l’espace public de leur point de vue, elle sera potentiel une difficulté lorsqu’il s’agira de discuter avec les hommes.
- Faire participer. De même que le/la chercheur(e)  est un(e)  citoyen(ne) à part entière, le projet pose comme préalable que l’habitant(e) est un(e) chercheur(e) à part entière et ceci sous quelque forme que ce soit (marche exploratoire, chorégraphie, ateliers…).
- Produire. Cette expérience de 6 ans doit permettre de laisser des habitudes, une éducation populaire de la ville, une permanence réflexive. Elle doit aussi laisser des souvenirs d’une aventure commune enrichissante, elle est un apprentissage commun, réciproque. Au terme de ces six années, des rencontres auront eu lieu, informelles, cadrées, colloques chercheur(e)s-habitant(e)s, chorégraphies, photographies ; elles auront donné lieu à des publications, à des affichages, à un/des livres
- Non-lieux féminins et no-woman’s land. G. Di Méo parle de murs invisibles pour désigner les barrières spatiales que s’imposent les femmes pour ne pas pénétrer sur un territoire. En résulteraient des territoires abandonnés par les femmes, des no-woman’s land. La standardisation serait-elle la seule possibilité de construction d’un "urbain mixte" ? Cette standardisation de l’urbanisme n’est-elle pas elle-même androcentrée ?
- Erotisation. Le corps comme objet géographique est la première limite, celle de soi. Le corps indissociable d’une approche érotique. Cette érotisation est grandissante, mais dans le même temps est condamnée sur des bases morales.
- Le vêtement. Réponse ou amplification du premier terme, il affirme le corps, le cache, l’enveloppe, le montre, il est forcément en rapport avec le lieu, la coprésence. Il est un outil du contrôle social ou sa réponse, outil de pouvoir aussi.
- Maternité. La destination de la femme dans son accomplissement et son épanouissement (in)discutables sont ceux de sa vocation à être mère. Mère protectrice, garante de la morale des enfants, de leur éducation. L’école serait alors le lieu privilégié des rencontres féminines ?
- Fragilité. En même temps que, mère, la femme est protectrice et pourvoit aux nécessités domestiques, elle serait protégée par l’homme (père, mari, frère, fils...). Cette thématique peut également être couplée avec celle de la vulnérabilité, le sentiment d’insécurité dans l’espace public.
- Temporalités. La vie de la femme serait plus que celle de l’homme conditionnée par des temporalités ; temporalités biologiques, liées à la possibilité de procréation, mais aussi temporalités quotidiennes liées au travail, horaires où il est "possible" et "acceptable" d’être dehors lorsque l’on est une femme.
- Conflits. L’espace public urbain semble fragmenté durablement selon ces pratiques genrées. Est-il pour autant lieu de conflit ? Si oui est-il apparent ou larvé ? Sinon est-il la résultante d’une forme de rapport socio-spatial de domination/soumission ?
Toutes ces thématiques seront interrogées, transversalement, dans l’ensemble du projet sur différents points d’accroche tels que la formation, les jardins partagés, les cafés...

 



  • Initiation aux gestes qui sauvent

    Les samedis 3, 17 et 31 mars A la caserne des pompiers

    Les prochaines sessions d'initiation gratuite aux gestes de premiers secours auront lieu les samedis 3, 17 et 31 mars à la caserne des pompiers de Gennevilliers.

  • Les pas sages d’un fou

    Samedi 3 mars à 15 heures A l'Espace Aimé Césaire

    Les pas sages d’un fou ou les aventures de Nasredine Hodja...

  • La Vélo-école de BicyclAide

    Tous les samedis de 10 h à 12 h Sur la place Indira Gandhi

    Avec BicyclAide, vous pouvez apprendre à faire du vélo en toute sécurité ou reprendre confiance dans la conduite en milieu urbain. Rendez-vous tous les samedis de 10 h à 12 h Sur la place Indira Gandhi