Historique d’un développement urbain planifié depuis 1947

De tradition agricole et maraîchère, le développement de Gennevilliers s'accélère à la fin du XIXème siècle avec le désenclavement de la presqu'île par la réalisation du Pont de Clichy.

Au début du XXème siècle, la disponibilité de grands terrains à bas prix attirent les premières grandes entreprises industrielles dont Carbone-Lorraine transféré de Levallois, encore implanté aujourd’hui au cœur du tissu résidentiel.

Dans la même période, le vieux Gennevilliers, constitué du centre ancien du Village et des Grésillons, et ses chameaux voient l'attractivité agricole décroître et une population nouvelle s'installer.

La période de l'entre-deux-guerres génère un essor industriel significatif entraînant l'installation sur la commune d’une main d'œuvre importante et le développement de l'habitat individuel et collectif.
La ville de Gennevilliers définit en 1947 un plan communal d’aménagement qui prévoit quatre grandes zones :

• une zone industrielle couvrant l'est de la commune le long de la voie ferrée,
• une zone d’espaces libres en marge de la zone industrielle et du Port,
• une zone d'habitations anciennes au centre de la ville (quartier du Village),
• une zone résidentielle à l’ouest de la ville où seront édifiés les grands ensembles d'habitation et le futur centre administratif.

Entre les années 1950 et 1970, seront réalisés les grands ensembles d'habitat social sur les quartiers du Luth, du Fossé de l’Aumône et des Agnettes accompagnés de nombreux équipements.

Le centre ville, situé dans le quartier du Village place Jean Grandel, autour de l'église et de la mairie est abandonné au profit d'un nouveau centre ville qui doit devenir le symbole d’une ville moderne, il sera ex-nihilo sur le quartier des Agnettes autour d'un centre administratif, culturel et commercial qui concentre les fonctions de centralité.